La Grande Mêlée #2

© La nébuleuse
© Le Dernier Strapontin

17, 18 & 19.06.2014 > 20h

10 €

Scène ouverte à de jeunes artistes, compagnies et collectifs, La Grande Mêlée est le fruit des discussions avec les artistes sur les besoins pour se faire connaître, d’être visible pour les publics, de se reconnaître entre eux, identifier des pratiques artistiques de scène. Elle permet sur une période de trois semaines de commencer un projet, d’affirmer une idée, une intuition, un geste artistique de s’affirmer. Loin de toute volonté de création et de diffusion, ce moment restitué au public est un passage, un état intermédiaire dans la création, une rencontre. Elle prépare à l’éclosion de projets artistiques. Nous accueillerons des formes très différentes venues de compagnies, groupes, collectifs ou d’acteurs en scène : La Nébuleuse, Le Dernier Strapontin, Jabberwock, Roberto Magalhaes. A chaque édition un jeune auteur est présenté à l’honneur. En 2013, nous avons accueilli Charles-Eric Petit et la Cie l’Individu (Marseille). David Léon, auteur de Un Batman dans ta tête sera à son tour présent en 2014 pour nous faire découvrir son univers d'écriture, avant de rejoindre en juillet le Festival d’Avignon dans le cadre des Sujets à vif de la SACD.

Collectif Jabberwock > Nicoals Beaufort, Enrique Blain
La Nébuleuse > JulianBlight
Cie Le Dernier Strapontin > Augustin Mulliez
Roberto Magalhaes, Mathieu Ehrhard
David Léon

LA CHASSE AU SNARK de Lewis Carrol
Collectif Jabberwock - THEATRE
Avec Nicolas Beaufort et Enrique Blain

"Je me promenais, seul, sur une colline, par un beau jour d'été, quand soudain surgit dans mon esprit un vers, un vers isolé: "Car le Snark était un Boujeum, voyez-vous". Je ne savais pas, alors, ce qu'il signifiait; je ne le sais pas aujourd'hui; mais je le notai et quelques temps après, le reste de la strophe apparut, terminée par ce vers. Ainsi, graduellement, à divers moments des deux années suivantes, le reste du poème se composa, la strophe initiale en devenant la dernière." Lewis Carroll. La Chasse au Snark narre le périple d’un équipage et de son capitaine Bellman (ou l’Homme à la Cloche) en quête d’une créature fantastique. Ici, deux comédiens vont tenter de transmettre cette fable absurde, en exploitant librement la langue de Carroll, et en élargissant le champ des possibles sonores. Cette forme performative se présente à nous comme un « spin-off » dans notre recherche et plus particulièrement dans le processus de création de Ainsi je balbutiais mes premiers monstres, autre projet du collectif Jabberwock autour de la langue de Carroll. "Spin-off" en ceci qu’il constitue une parenthèse dans le travail, un instant particulier de recherche.  Peut-être n’entendrez-vous pas la Chasse au Snark dans son intégralité, peut être que si. Peut-être que des morceaux vous échapperont, peut être que tout vous paraîtra clair et distinct, ou complètement confus.
Lors de leur dernière année d'étude théâtrale au conservatoire de Bordeaux en 2013, Enrique Blain et  Nicolas  Beaufort décident de créer le collectif Jabberwock afin de monter des projets originaux sans contrainte de genre, tout en cultivant leur identité. Animé par ses pulsions créatrices, Jabberwock laisse échapper ses créatures, ses corps dont la grâce n'a d'égale que la monstruosité.  La  beauté dans le sale, la poésie dans le grotesque. Construire  un  théâtre  qui  ne  soit  pas seulement lyrique et esthétique mais aussi organique et viscéral, effrayant de confusion. Un théâtre où le spectateur, en communion sensitive avec l'action, puisse vivre une expérience véritable. Monter sur scène comme pour soulager un besoin physique de la parole, du cri et du hurlement, avec la pleine certitude de ne rien savoir, et le plaisir inhérent qu'il y a dans  la  faiblesse  du  doute.  Un  instinct  de survie nous poussant à réinventer une vérité afin d'en percevoir toutes ses contradictions.

RELAPS
La Nébuleuse - INSTALLATION PERFORMANCE VIDEO
D'après Une saison en enfer d'Arthur Rimbaud, Les choses de Georges Perec
Conception Julian Blight. Avec Maëlle Gozlan et Bastien Bouillon

RELAPS est une étude sur le cycle suivant : rien > exaltation pour un projet de changement radical > abandon du projet > retour au rien. Ce principe me permet d'aborder, à travers un jeune homme et une jeune femme, des enjeux de la société européenne actuelle. La recherche scénique, l'installation et les vidéos présentées ici constituent une étape du projet qui sera créé en 2015. ELLE ET LUI C'est un couple indéfini : amis, amants, frère et sœur, collègues, voisins... Ce sont deux personnes de 26 et 29 ans qui ont grandi en Europe avec l'accès à la connaissance et à la culture. Élevés avec la garantie que leur vie serait meilleure que celle de leurs parents, ils n'ont pas d'accès au travail, ou de façon précaire. En veulent-ils vraiment un ?  Habitués à une situation qu'on appelle crise, ils ne croient en rien de particulier et n'ont pas de repères. Malgré tout, ils réagissent encore aux codes et aux images que leur dictent d'un côté le mainstream des journaux télévisés, des plateaux "d'experts", de la radio et des journaux et de l'autre côté les films et la littérature. Je veux mettre ces deux influences importantes de nos comportements en regard et en tension. Pour passer le temps elle et lui mettent en place des jeux, des scénarios et font des plans pour le moment où tout deviendrait facile.  Vivent-ils vraiment ou ne font-ils que reproduire des images, des situations et des idées qui leur parviennent de leur vie quotidienne, des médias et de la pub ?
Julian Blight
Après une formation à la faculté Paris III en études théâtrales, puis à Paris VII en sociologie, il intègre les conservatoires de théâtre des Xème et XVIème arrondissements de Paris. Il fonde ensuite un collectif transdisciplinaire avec lequel il crée quatre spectacles, des soirées performatives et un cycle de recherche avec des danseurs, des acteurs, des circassiens et des musiciens. Parallèlement il se forme à la photographie et à la vidéo et fait quelques apparitions au cinéma. Après avoir travaillé à la Ménagerie de verre, il devient assistant à la mise en scène de Bruno Geslin sur le spectacle Dark spring avant de créer sa propre structure artistique en Aquitaine, La nébuleuse. Il a récemment travaillé avec Alain Buffard et collabore actuellement avec Arnaud Saury. Il est interprète dans la nouvelle création de Claudio Stellato : LaCosa.

LE MONTE PLATS d'Harold Pinter
Cie Le Dernier Strapontin - THEATRE
Mise en scène Augustin Mulliez, assisté de Malorie Bazin
avec Julien Rivera et Sébastien Hequet

«Il n’existe pas de frontière nette entre ce qui est réel et ce qui ne l ‘est pas, entre le vrai et le faux. Une chose n’est pas nécessairement soit vraie soite fausse ; elle peut être à la fois vraie et fausse.»
Le Monte-plats nous plonge dans une oeuvre à la fois burlesque et perverse. C’est là toute l’intelligence de l’écriture d’Harold Pinter. Dans ce huis clos, les personnages oscillent entre complicité et tension, quotidienneté et oppression. Ils reçoivent des ordres rocambolesques de leurs supérieurs et ne savent pas comment réagir face aux situations incongrues. "A travers ce temps de travail, notre volonté est de pousser le parti pris de mise en scène à son paroxysme. Travailler au plateau un univers racontant le concept d’une nouvelle émission de télé réalité « THE DUMB WAITER» qui nous pousse à suivre un meurtre en direct et travailler le lien entre la vidéo et l’espace scénique. L’écriture d’Harold Pinter met constamment le lecteur en interrogations sur : Qui est ce ? Que ce passe t-il ? Que font-il ? Ici la télé réalité joue sur ces cartes pour créer un suspens, une ambiance à la fois drôle et oppressante." Augustin Mulliez.
La Compagnie Le Dernier Strapontin est une plateforme d’aide à la production et à la diffusion, par l’association « FAIS & REVE » de projets artistiques choisis; le but étant de fédérer et mutualiser les compétences artistiques. Des auteurs classiques parce qu’ils permettent de transmettre un message universel à travers le temps, mais aussi pour faire revivre leur langage qui fait parti de notre patrimoine. Des auteurs contemporains pour travailler à leurs côtés, et/ou diffuser leurs histoires et leur écriture. L’objectif de ces créations n’est pas de parler à un seul public d’initiés mais de capter l’attention jusqu’au dernier strapontin. Le « quatrième mur » doit être abattu afin d’instaurer une proximité et un échange avec les spectateurs. Parce que le théâtre est avant tout un moyen de raconter les histoires, la compagnie « Le Dernier Strapontin » a pour objectif de susciter l’intérêt du public, de piquer sa curiosité pour lui faire entrevoir un autre monde : celui d’un Théâtre commun.

QUE D’ESPOIR ! d'Hanokh Levin
Roberto Magalhaes, Mathieu Ehrhard - THEATRE

Levin dispose ses personnages avec un humour décapant dans des situations plus surprenantes les unes que les autres, en repoussant ainsi les limites de l'irrévérence. L'efficacité est immédiate, éloignant de fait, le politiquement correct et la pensée formatée. "Que d'espoir!" est une compilation satyrique de textes et de chansons écrits tout au long de sa vie, qui nous emporte dans une spirale électrique. S'y mêlent des individus qui peinent à appréhender la vie, des questions les plus simples du quotidien aux grandes problématiques politiques. Lorsqu'il s'agit de petites choses anodines, Levin préfère la légèreté de la fable. Lorsqu'il se préoccupe de l'avenir plus grave de son pays, il dépeint une société féroce séduite par le pire. De cette explosion jaillissent des textes rapides faits de paroles percutantes, baignant le spectateur dans la poésie particulière de cet auteur israélien, comme par exemple : Le Dieu de la Genèse n'arrivant pas à allumer la lumière... Un général victorieux après une guerre de onze minutes prononçant un discours devant un terrain vide, puisqu'aucun de ses soldats n'en est revenu...Un magicien coupant définitivement une spectatrice en deux, tandis que son mari déçu, lui annonce qu'il aurait pu aussi bien le faire... Un touriste à Londres réclamant un bisou au réceptionniste de l'hôtel, avant d'aller se coucher... Mais aussi des personnages habitués à passer d'une guerre à l'autre, imaginant l'enfer de la paix...
Après sa formation de trois ans à l’Ecole Supérieure du Théâtre National de Bordeaux, Dominique Pitoiset confie à Roberto Magalhaes en 2010 et 2012, les rôles du Roi Arthur dans « Merlin, ou la Terre Dévastée » de Tankred Dorst, et de Bernard dans « Mort d’un Commis Voyageur » d’Arthur Miller. Il est également dirigé par Johannes Von Matuschka dans « Penthésilée » de Heinrich Von Kleïst, qu’il a joué dans le cadre du festival FIND+ 2011 à la Schaubuhne de Berlin. En 2011, il est Beppo dans « Baroufs » de Goldoni, mis en scène par Frédéric Maragnani. En janvier 2012, il interprète Marc dans « Ici-Bas » le dernier long métrage de Jean-Pierre Denis. En juin 2012, il participe à la dernière création de Philippe Calvario, « Les Larmes Amères de Pétra Von Kant » de R.W. Fassbinder. En 2013, il joue Vipère dans « Class Enemy » de Nigel Williams, mis en scène par Nuno Cardoso, et tourne dans le « Le passager », réalisé par Jérôme Cornuau.

SAUVER LA PEAU & UN JOUR NOUS SERONS HUMAINS
David Léon - LECTURE
PARCOURS D'AUTEUR

Un jour nous serons humains est un poème dramatique. Seul face à l'immensité un homme prend la parole, s'adressant tout autant aux hommes qu'aux Bêtes. Sa prise de parole est fulgurante, elle s'inscrit comme un appel, un cri. Le texte expose des visions saisissantes laissant apparaitre l'espace théâtral et poétique comme l'un des derniers lieux où redonner un sens aux images de la Violence et de la Brutalité humaine. La pièce, véritable partition, sera mis en scène par Hélène Soulié à l'occasion de Sujets à Vif 2014 (SACD-Festival d'Avignon). Interprétation : Emmanuel Eggermont / Marik Renner
Sauver la peau s'ouvre sur la lettre de démission d'un éducateur d'une institution spécialisée dans le soin et l'accompagnement éducatif d'enfants et d'adolescents psychiquement fragilisés. Le narrateur nous délivre une parole directe confrontant ce qu'il nomme le carcan familial au carcan institutionnel d'éducation. Pièce à l'écriture ciselée, Sauver la peau, au-delà ce qu'elle dévoile d'un système éducatif, pose la question du geste d'écrire et de la fonction de la littérature face à nos engagements. Sauver la peau sera créée par Hélène Soulié en 2015.
Né en 1976, David Léon a suivi une formation de comédien aux conservatoires de Montpellier et de Paris où il a été formé par Ariel Garcia Valdès, Laurence Roy, Dominique Valadié et Catherine Hiègel. Il a joué notamment dans des mises en scène de Jean-Louis Martinelli (Les Sacrifiées de Laurent Gaudé), Lukas Hemleb (Titus Andronicus) et Alain Françon (E, de Daniel Danis, puis Naître de Edward Bond). Il a commencé à écrire au conservatoire de Paris. Accompagné par Joël Jouanneau, il y a présenté son premier texte : Comme des frères. En 2007, il reçoit une bourse d’encouragement du C.N.T pour l’écriture de La robe bleue dont il présentera une maquette de spectacle à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. Cette même année, Pour en finir avec notre mère et Rocking chair (drames familiaux) font l’objet de lectures dirigées par l’auteur, puis par Béla Czuppon à la Baignoire à Montpellier. En 2008, la compagnie Nagananda, implantée dans le Val d’Oise, le sollicite pour une commande d’écriture « jeune public ». Ecrite à partir d’ateliers d’improvisations avec des enfants, Le voyage de Jason sera crée en 2010. Aux Editions Espaces 34, il publie en 2011 une première pièce Un Batman dans la tête, coup de cœur du comité de lecture du Panta Théatre, sélectionnée par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française (2012) et par le comité de lecture du Théâtre de l’Ephémère. 
La pièce est mise en scène en 2014 par Hélène Soulié, directrice artistique du Collectif EXIT. En septembre 2012, paraît Père et Fils. Depuis 2013, David Léon est auteur associé au Collectif Exit.

 

PROGRAMME
La chasse au Snark  [17, 18 & 19]
Relaps [17 & 18]
Le Monte Plats [17, 18 & 19]
Que d'espoir ! [17, 18 & 19]
Sauver la Peau [17]
Un jour nous serons humain
[18]

Article(s) de presse: