Etat Sauvage titre provisoire / Cie DU CHIEN DANS LES DENTS

16-17-18-22 & 23 MARS > 20h30
THEATRE / CREATION

10€

Un subtil glissement de terrain
Tout commencerait par un glissement de terrain, une brèche, une faille dans un trottoir, un seuil vers les zones profondes à la lisière d'une forêt, là où ça déborde, là où quelque chose est encore hors de contrôle, indompté, indomptable. Ce serait un témoignage collectif, quelque chose d'intime. Une parole rapportée d'un voyage, d'une expérience commune encore innommable. À quel moment la fiction bascule-t-elle dans le réel ? Ou même l'inverse ? Ils seraient cinq à partir, face à leur impuissance à habiter ensemble un monde qui résiste à leurs souhaits. Animé par un même fantasme, un même projet, celui d'un retour à l'État Sauvage. Avec ce nouvel opus, la Cie du chien dans les dents, familière de la scène de la Manufacture Atlantique, poursuit son projet singulier de scène sur l’oralité et le récit commun, la frontalité, le décalage des situations qui amènent au rire et au tragique !

De et avec Lætitia Andrieu / Bergamote Claus / Thomas Groulade / Brice Lagenèbre / Anaïs Virlouvet. / son et lumière : Vincent Bourgeau 
En coprogrammation avec le CREAC de Bègles. En coorganisation avec l’OARA, Office Artistique de la Région Aquitaine et l’IDDAC Agence Culturelle départementale de la Gironde.

Interview de la compagnie par la Grande Radio

La Cie DU CHIEN DANS LES DENTS est née de la nécessité de porter des projets singuliers, en marge des codes majoritaires. La compagnie bordelaise est auteure de ses projets dont l’écriture est toujours soumise au collectif et à l’épreuve du plateau. Elle emprunte au burlesque dont elle cherche une écriture plus acide et contemporaine, jouant d’un trouble entre les genres: dramatique / burlesque, présentation / représentation, témoignage / mystification… Elle défend des propositions surréalistes dont la logique, plus poétique que rationnelle, peut échapper au profit d’un mystère : « c’est de la forme que surgit le sens et non l’inverse ». L’énergie que produit le jeu est au centre du travail de la compagnie. Le jeu n’est pas seulement ludique, il est du côté du décalage critique, de la transformation, c’est un mode de relation. C’est à travers l’ambiguïté du jeu qu’elle cherche à tisser une relation avec les spectateurs. Une étape de ce travail a été présentée à l'issue d'une période de résidence à la Manufacture Atlantique, le 2 avril 2015.

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