DanceWalk / Marche chorégraphiée participative

17 novembre > 18h
Place du Général Sarrail - 33000 Bordeaux

Entrée / participation libre

Dans le cadre de Déprogrammation - 17 Novembre - 3 Décembre 2017

DANCEWALK - TEOFILO O’BAWIM-DIF

 

Dancewalk | Performance participative

La « dancewalk » est une phrase de danse de plusieurs kilomètres qui utilise la marche comme base chorégraphique. Ce désir d’« étirer le temps et l’espace de la danse » avait déjà donné naissance, il y a 15 ans, à la « dancerun », sorte de course dansée ancêtre de la « dancewalk ». Avec cette dernière, la danse devient un tracé chorégraphique sur une carte de géographie, comme lorsque Teofilo O’bawim-Dif danse 100 kilomètres à travers le Jura suisse en 3 jours, ou 62 kilomètres autour de l’Opéra de Paris le jour du solstice d’été.

Vendredi 17 novembre 2017 dès 18h, tout un chacun est convié à accompagner la dancewalk, soit en marchant (pour changer la perception de son corps et de son environnement), soit en dansant (pour sentir cette joie de la liberté du corps dans le mouvement kilométrique).

Pour Déprogrammation, Teofilo O’bawim-Dif commencera Dabrouxe.Dancewalk à la fin de la conférence de presse, en lisant des poèmes de dancewalk. Puis il dansera les 3-4 kilomètres entre la Place du Général Sarrail et la Manufacture Atlantique, en déprogrammant par la dancewalk des enchaînements balletiques et modernistes. Une fois dans le théâtre, il déprogrammera un texte théâtral en parcourant les espaces de cette fabrique d’art et de culture. Enfin, il déprogrammera son corps, ses muscles, sa peau afin de préparer, il espère, les spectateur.trices pour Good Boy d’Alain Buffard.

 

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Teofilo O’bawim-Dif

Teofilo O’bawim-Dif, de son vrai nom Frédéric Gafner, est né à Genève en 1969. Fils de deux danseurs étoiles, il commence la danse à l’âge de 8 ans, et s’y consacre entièrement à partir de 15 ans. Comparé par la presse allemande à Mikhaïl Barychnikov, il est engagé de 1987 à 1990 dans le Stuttgart Ballet dirigé par Marcia Haydée. En 1991, il intègre la Merce Cunningham Dance Company, qu’il quitte en 1998 pour entamer une recherche chorégraphique personnelle : il prend alors le nom de Teofilo O’bawim-Dif et fonde la compagnie Neopostist Ahrrt, pour élaborer des chorégraphies basées sur la danse, l’image et le son vidéo, et le texte. Il étudie le rapport entre danse et sport et invente la « dancerun », activité hybride entre course et danse sur plusieurs kilomètres, soit sur scène (Perform.dancerun.2, 2003), soit en extérieur (Kilometrix.dancerun.4, 2003). Ses créations envisagent aussi bien le lien entre public et œuvre chorégraphique (Quai du Sujet, 2007 ; The Making of Spectacles, 2008) que le corps numérique (Media Vice Versa, 2002 ; Avatar Dance Series et Second Live Series (vidéos) ; BodyToys, 2007) ou l’historicité du corps dansant (de descendansce, 2000, à Histoires condansées en 2011).