Cultural Hazard / Installation + Performance

17 novembre > 3 décembre
Performance le 17 novembre > 21h

Entrée libre

Dans le cadre de déprogrammation - 17 novembre - 3 décembre 2017

CULTURAL HAZARD -TAJ NINNY SIVVEC

 

CULTURAL HAZARD – installation électromécanique
Langue de bois.

Technocratie.

Une machine à tickets de caisse débite des lettres de refus de subventions culturelles.

Le greffier de la société de consommation devient apprenti poète.

Bardé de caractères, le papier thermique s'amoncelle dans un grand tube transparent.

Générés aléatoirement, les 10 millions de discours possibles s'entassent au fil des jours.

Uniques par leur lexicalité, uniformes dans leur sens.

Un abécédaire bruitiste met en lumière cette absurdité.

Chaque lettre générée enclenche un dispositif électromécanique.

Le langage bureaucratique et technocrate s'improvise chef d'orchestre, et commande le balais électromécanique.

Les kilomètres de communiqués desservant de la culture, se retrouvent finalement au coeur du processus de création.

La langue de bois se fait poésie institutionnelle.

 

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PERFORMANCE / HOMMAGE A BERNARD PARMEGIANI – 17 nov. > 21h

« peut-être qu'à trop regarder, l'homme finit par ne plus écouter. Et, l’œil, devenu le « promeneur solitaire » n'a d'oreilles que pour ce qui l'agresse. »

Bernard Parmegiani, compositeur francais, fût l'un des pionniers de la musique électroacoustique.

Membre du Groupe de Recherches Musicales de Pierre Schaeffer, il collabore avec Pierre Henry et Iannis Xenakis, expérimente avec les premiers synthétiseurs et participe au développement de la musique concrète. Dans les années 60, il réalise de nombreuses musiques pour le cinéma d'animation. Il compose pour les anamorphoses visuelles d'André Martin (Patamorphose) et les balades oniriques de Piotr Kamler (l'Araignéléphant, Le Labyrinthe). Il collabore également aux expérimentations de Peter Foldès (Electrorythmes, Narcissus Echo). Il s'intéresse à l'art vidéo, se penche sur le lien entre l’œil et l'oreille, et réalise L’Œil écoute (1973), L'Écran transparent (1976) et Jeux d’Artifices (1979). Il travaille aussi avec des chorégraphes et crée des actions musicales où l'apparition du son est liée à l'espace scénique. En 1966, il orchestre une rencontre entre freejazz et musique concrète, et demande à des musiciens de se confronter en direct à des bandes magnétiques préparées. En résultera l'enregistrement live Jazzex.
En 1975, il achève son oeuvre maîtresse, De Natura Sonorum. Composée de 12 mouvements, la pièce met en relation des sons électroniques et des sons instrumentaux.

"Le propos général est de mettre en relation, à travers des couplages, des sons d'origines différentes mais possédant entre eux une parenté. C'est ainsi qu'ont été couplés sons électroniques et concrets, électroniques et instrumentaux, ou instrumentaux et concrets. Les interactions ainsi suscitées me sont apparues comme pouvant être révélatrices d'une certaine nature sonore."
Bernard Parmegiani à propos de De Natura Sonorum.

 

A l'occasion des 4 ans de la mort de Bernard Parmegiani, 

Taj Ninny Sivvec réalise une performance autour de De Natura Sonorum.

A l'intérieur d'un tube de plexiglass, sous une cascade de langue de bois,

Taj contrôlera un orchestre électromécanique à l'aide de ses bottes en croco, 

superposant des textures électroacoustiques à l'oeuvre enregistrée.

 

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Taj Ninny Sivvec

Taj Ninny Sivvec s’intéresse au détournement technologique à des fins poétiques et musicales. Il entame en 2009 une formation d’ingénieur à Paris, et est rapidement attiré par les expérimentations sonores, soumettant des projets technologiques principalement orientés autour de la musique. Il utilise différents environnements (Max/MSP, Processing, Arduin) et explore de nouvelles façons d’interagir avec des espaces sonores et graphiques. Il obtient en 2013 un prix d’innovation technologique pour le Percephone, contrôleur musical microtonal basé sur la gestuelle et conçu pour le séquenceur Ableton Live. Il travaille ensuite en muséographie, assurant la partie technologique d’expositions à la Cité de la Musique ou au Petit Palais. Installé à Bordeaux depuis 2015, il se forme au saxophone jazz au CIAM. En 2017, il commence à se produire sur scène sous le pseudonyme Mécanique Des\ordre, utilisant capteurs et traitement vidéo pour générer des textures sonores. Il a un intérêt grandissant pour les matériaux de récupération, détournant l’usage d’objets abandonnés pour les transformer en machines sonores. Dans le cadre de DéPROGRAMMATION, il propose à la Manufacture Atlantique sa première performance électromécanique autogérée.